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Vos emails arrivent en spam : pourquoi cela arrive et que faire

9 janvier 2026

Voir ses emails arri­ver en spam, c’est frus­trant. Sur­tout lorsqu’il s’agit de mes­sages légi­times. Effec­ti­ve­ment, lorsque vous envoyez un email direc­te­ment à une per­sonne ou une news­let­ter adres­sée à plu­sieurs abon­nés, il est pos­sible que le mes­sage n’atteigne pas la boîte de réception.

Pour cor­ri­ger dura­ble­ment le pro­blème, il est essen­tiel de com­prendre com­ment les ser­veurs de mes­sa­ge­rie éva­luent un mes­sage et sur quels cri­tères ils décident de le pla­cer en spam plu­tôt que de le déli­vrer.

Nous allons voir pour­quoi des emails peuvent arri­ver en spam, indé­pen­dam­ment de leur conte­nu ou de leur légi­ti­mi­té, et com­ment les ser­veurs de mes­sa­ge­rie éva­luent la confiance. Nous ver­rons ensuite les rai­sons spé­ci­fiques pour les­quelles un email envoyé à une seule per­sonne peut être clas­sé comme indé­si­rable, puis les causes propres aux news­let­ters, qui reposent davan­tage sur l’engagement des per­sonnes abon­nées et le com­por­te­ment d’envoi. Enfin, pour cha­cun de ces cas, nous ver­rons quelles sont les actions concrètes à mettre en place pour réta­blir dura­ble­ment la déli­vra­bi­li­té et évi­ter que les emails ne retombent en spam à l’avenir.

Avant d’aller plus loin, il est impor­tant de rap­pe­ler que la déli­vra­bi­li­té d’une news­let­ter repose d’abord sur une base tech­nique saine. Comme je l’ai déjà expli­qué, les méca­nismes d’authentification comme SPF, DKIM et DMARC per­mettent aux ser­veurs de récep­tion d’identifier un expé­di­teur.
Si ces élé­ments ne sont pas cor­rec­te­ment confi­gu­rés, les déci­sions sont prises auto­ma­ti­que­ment par les mes­sa­ge­ries, sou­vent au détri­ment de l’expéditeur. Une fois cette base en place, d’autres fac­teurs entrent en jeu, comme la répu­ta­tion du domaine, du ser­veur d’envoi et le com­por­te­ment glo­bal des per­sonnes abon­nées, qui expliquent pour­quoi un email ou une news­let­ter peut être accep­tée, pla­cée en spam ou reje­tée.
Cet article se concentre volon­tai­re­ment sur la phase sui­vante : quoi faire concrè­te­ment lorsque des news­let­ters, pour­tant légi­times, arrivent en spam, alors que la confi­gu­ra­tion tech­nique est déjà en place.

Pourquoi un email arrive en spam, quel que soit son type ?

Je me répète, mais il est bon de rap­pe­ler que les four­nis­seurs de mes­sa­ge­rie ne jugent pas seule­ment un email sur son conte­nu. Ils éva­luent un ensemble de signaux liés à l’expéditeur, au ser­veur d’envoi, à l’historique du domaine et aux réac­tions des des­ti­na­taires. Un email arrive en spam lorsque le niveau de confiance glo­bal est jugé insuf­fi­sant.

Cette logique s’applique aus­si bien aux news­let­ters qu’aux emails envoyés direc­te­ment à une seule per­sonne. La dif­fé­rence réside donc dans la manière dont cette confiance est construite, ou au contraire fragilisée.

Vous envoyez directement un mail à une personne et il arrive en spam. 

Un email envoyé direc­te­ment à une per­sonne n’est pas auto­ma­ti­que­ment consi­dé­ré comme légi­time. Les filtres anti-spam accordent désor­mais une impor­tance majeure à la pro­tec­tion contre le phi­shing, qui prend très sou­vent la forme d’emails per­son­na­li­sés envoyés à une seule per­sonne. Par pré­cau­tion, ces mes­sages sont donc ana­ly­sés avec beau­coup de rigueur.

Un email adres­sé à un seul des­ti­na­taire peut arri­ver en spam lorsqu’il n’existe aucun his­to­rique entre l’expéditeur et le des­ti­na­taire. En l’absence d’échanges pré­cé­dents, de réponses ou d’ajout au car­net d’adresses, le ser­veur de récep­tion ne dis­pose d’aucun signal posi­tif. Le clas­se­ment en spam devient alors une mesure de pro­tec­tion par défaut.
Le contexte tech­nique joue éga­le­ment un rôle impor­tant. Un email envoyé depuis un site web, un héber­ge­ment mutua­li­sé ou un ser­veur peu actif peut héri­ter d’une répu­ta­tion moyenne, voire mau­vaise, indé­pen­dam­ment de l’intention réelle de l’expéditeur. Même un mes­sage rédi­gé manuel­le­ment peut res­sem­bler, du point de vue des filtres, à un email auto­ma­ti­sé s’il uti­lise une adresse géné­rique, un objet vague ou une struc­ture très standardisée.

Que faire concrètement si un email individuel arrive en spam ?

La pre­mière action consiste à véri­fier que l’email res­semble réel­le­ment à une com­mu­ni­ca­tion humaine et contex­tua­li­sée. Un objet pré­cis, un conte­nu qui fait clai­re­ment réfé­rence au des­ti­na­taire et une signa­ture iden­ti­fiable réduisent for­te­ment la sus­pi­cion.
Ensuite, il est essen­tiel de créer un pre­mier signal posi­tif. Lorsque cela est pos­sible, deman­der au des­ti­na­taire de répondre à l’email ou de le dépla­cer depuis le dos­sier spam vers la boîte de récep­tion envoie un signal de confiance impor­tant aux ser­veurs de mes­sa­ge­rie.
Enfin, la répé­ti­tion joue un rôle clé. Une fois un pre­mier échange éta­bli, les emails sui­vants ont beau­coup moins de chances d’arriver en spam, car la rela­tion est désor­mais recon­nue comme légitime.

Pourquoi une newsletter arrive en spam ?

Rap­pe­lons d’a­bord qu’une news­let­ter ne doit pas être envoyée depuis une mes­sa­ge­rie clas­sique. Une boîte email per­son­nelle ou pro­fes­sion­nelle n’est pas conçue pour gérer les volumes, les rythmes et les exi­gences de déli­vra­bi­li­té propres aux envois grou­pés. Les ser­veurs de mes­sa­ge­rie inter­prètent rapi­de­ment ce type d’usage comme anor­mal, ce qui aug­mente for­te­ment le risque que les news­let­ters arrivent en spam, voire que l’envoi soit blo­qué.

Il est donc pré­fé­rable de pas­ser par un ser­vice d’envoi de news­let­ters dédié qui per­met de béné­fi­cier d’une infra­struc­ture adap­tée, d’une ges­tion cor­recte des volumes, d’outils de sui­vi de la déli­vra­bi­li­té et d’un envi­ron­ne­ment pen­sé pour ce type d’usage. Ces ser­vices sont conçus pour envoyer des news­let­ters de manière pro­gres­sive, res­pec­ter les bonnes pra­tiques d’envoi et limi­ter l’impact des signaux néga­tifs sur la répu­ta­tion du domaine et du serveur.

Vous consta­tez que vos news­let­ters qui arri­vaient en boîte de récep­tion se retrouvent désor­mais en spam. Sans rai­son appa­rente.
Lorsqu’une news­let­ter arrive en spam, c’est presque tou­jours le résul­tat d’un dés­équi­libre entre répu­ta­tion, com­por­te­ment d’envoi et réac­tions des abon­nés. Com­prendre ce méca­nisme est la pre­mière étape pour cor­ri­ger la situa­tion dura­ble­ment.

Il est vrai que dans le cas d’une news­let­ter, les méca­nismes sont dif­fé­rents qu’un email direct, mais la logique reste la même : la confiance. Une news­let­ter arrive en spam lorsque les four­nis­seurs de mes­sa­ge­rie estiment qu’elle n’est plus réel­le­ment dési­rée par les abon­nés.

La cause la plus fré­quente est une baisse d’engagement. Des news­let­ters peu ouvertes, peu cli­quées ou sup­pri­mées sans lec­ture envoient des signaux néga­tifs, même si les abon­nés se sont ins­crits volon­tai­re­ment. Les filtres inter­prètent ce com­por­te­ment comme un manque d’intérêt et adaptent le pla­ce­ment des emails en consé­quence. Dans ce cas pré­cis, ces signaux sont inté­res­sants, peut-être devez vous revoir le conte­nu de vos emails, votre com­mu­ni­ca­tion.

La qua­li­té de la liste est éga­le­ment déter­mi­nante. Une base d’abonnés vieillis­sante, conte­nant de nom­breuses adresses inac­tives, dégrade rapi­de­ment la déli­vra­bi­li­té. À cela s’ajoutent les varia­tions brusques de volume ou de fré­quence d’envoi, qui sont typiques des com­por­te­ments assi­mi­lés à du spam.

Que faire concrètement si une newsletter arrive en spam ?

Lorsqu’une news­let­ter arrive en spam, la prio­ri­té n’est pas de modi­fier le conte­nu, mais d’observer le com­por­te­ment réel des abon­nés. Réduire tem­po­rai­re­ment le volume d’envoi et cibler uni­que­ment les contacts les plus enga­gés per­met de réta­blir des signaux posi­tifs.
Il est éga­le­ment impor­tant de sta­bi­li­ser le rythme d’envoi. Une news­let­ter envoyée de manière régu­lière et pré­vi­sible est beau­coup mieux per­çue qu’une suc­ces­sion de cam­pagnes irré­gu­lières.

Enfin, vous pou­vez encou­ra­ger les abon­nés actifs à ajou­ter l’expéditeur à leurs contacts ou à dépla­cer la news­let­ter hors du dos­sier spam, cela contri­bue­ra direc­te­ment à amé­lio­rer la déli­vra­bi­li­té. Ces actions humaines ont un impact bien plus fort que n’importe quelle opti­mi­sa­tion cosmétique.

Ce que les emails individuels et les newsletters ont en commun

Qu’il s’agisse d’un email envoyé à une seule per­sonne ou d’une news­let­ter, le clas­se­ment en spam n’est presque jamais une sanc­tion défi­ni­tive. Il s’agit d’un méca­nisme de pro­tec­tion basé sur le risque per­çu.
Dans les deux cas, la déli­vra­bi­li­té repose sur la cohé­rence entre l’identité de l’expéditeur, le com­por­te­ment d’envoi et les réac­tions des des­ti­na­taires. Un email tech­ni­que­ment cor­rect, mais sans inter­ac­tion reste sus­pect. À l’inverse, un email impar­fait, mais atten­du et lu, est sou­vent bien déli­vré.

Pour cor­ri­ger dura­ble­ment le pro­blème, il est vrai qu’il est essen­tiel de com­prendre com­ment les ser­veurs de mes­sa­ge­rie éva­luent un mes­sage et sur quels cri­tères ils décident de le pla­cer en spam plu­tôt que de le déli­vrer. Mais avant même d’en ana­ly­ser les causes, encore faut-il pou­voir iden­ti­fier que le pro­blème existe réellement.

Comment savoir que ses emails arrivent en spam ?

Dans la majo­ri­té des cas, on n’est jamais infor­mé qu’un email a été clas­sé comme spam. Contrai­re­ment à un email reje­té, qui peut par­fois géné­rer un mes­sage d’erreur, un email pla­cé en indé­si­rable est bien déli­vré par le ser­veur… sim­ple­ment pas dans la boîte de récep­tion prin­ci­pale. On peut donc pen­ser que l’envoi s’est dérou­lé nor­ma­le­ment.

Le pre­mier signal appa­raît sou­vent de manière indi­recte. Un mes­sage impor­tant qui reste sans réponse, un devis qui n’aboutit pas, une prise de contact qui ne reçoit aucun retour ou une news­let­ter qui était jusque-là per­for­mante et qui voit sou­dai­ne­ment ses résul­tats chu­ter. Ces situa­tions sont fré­quem­ment liées à un pla­ce­ment en spam.

Dans le cas d’un email envoyé à une seule per­sonne, le constat est géné­ra­le­ment fait a pos­te­rio­ri. Le des­ti­na­taire indique qu’il n’a rien reçu, puis retrouve fina­le­ment le mes­sage dans son dos­sier spam.

L’email n’a pas été blo­qué, mais fil­tré par pré­cau­tion, sou­vent parce qu’il s’agissait d’un pre­mier échange ou d’un mes­sage sans his­to­rique préa­lable.

Pre­nons un exemple concret. Vous envoyez un email pro­fes­sion­nel pour une pre­mière prise de contact ou une réponse à une demande. L’email est envoyé cor­rec­te­ment, sans mes­sage d’erreur, mais le des­ti­na­taire ne répond pas. Quelques jours plus tard, il vous indique que votre mes­sage se trou­vait dans les spams. Dans ce cas, le pro­blème ne vient pas du conte­nu du mes­sage, mais du fait que la mes­sa­ge­rie n’avait aucun signal per­met­tant d’identifier l’échange comme légi­time.

Pour les news­let­ters, les signes sont plus visibles, mais sou­vent mal inter­pré­tés. Une baisse sou­daine des taux d’ouverture, une dimi­nu­tion des clics peuvent indi­quer que les mes­sages arrivent de moins en moins en boîte de récep­tion. Les emails sont bien envoyés, mais une par­tie crois­sante des abon­nés ne les voit tout sim­ple­ment plus.

Ima­gi­nons une news­let­ter envoyée régu­liè­re­ment et cor­rec­te­ment déli­vrée jusqu’à pré­sent. Du jour au len­de­main, les sta­tis­tiques chutent sans modi­fi­ca­tion majeure du conte­nu. Dans de nom­breux cas, cela signi­fie que la news­let­ter com­mence à être clas­sée comme indé­si­rable par cer­taines mes­sa­ge­ries, avant même que l’expéditeur ne s’en rende compte.

Iden­ti­fier que ses emails arrivent en spam est donc rare­ment immé­diat. C’est sou­vent l’absence de réponse, la perte d’engagement ou le retour d’un des­ti­na­taire qui révèle le pro­blème. Une fois ce constat éta­bli, il devient alors pos­sible de pour­voir com­prendre les causes et d’agir effi­ca­ce­ment, selon qu’il s’agit d’un email envoyé à une seule per­sonne ou d’une news­let­ter.

Faire sor­tir des emails du spam demande du temps et de la régu­la­ri­té. Les ser­veurs de mes­sa­ge­rie observent les ten­dances, pas les excep­tions. Une amé­lio­ra­tion durable passe par des signaux posi­tifs répé­tés, qu’il s’agisse de réponses à des emails indi­vi­duels ou d’interactions avec une news­let­ter.
Com­prendre pour­quoi les emails arrivent en spam per­met sur­tout d’éviter les réci­dives. La déli­vra­bi­li­té n’est pas un réglage ponc­tuel, mais un équi­libre à main­te­nir entre tech­nique, usage et attentes des des­ti­na­taires.

Image à la Une : Pho­to de Miguel A Amu­tio sur Unsplash

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