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Les taxonomies dans WordPress : catégories, étiquettes et taxonomies personnalisées

29 juin 2026

Vous uti­li­sez sans doute déjà les caté­go­ries et les éti­quettes pour orga­ni­ser vos articles. Mais saviez-vous que ces deux outils reposent sur un même méca­nisme, appe­lé taxo­no­mie ? Com­prendre ce méca­nisme aide à mieux struc­tu­rer votre site. Une clas­si­fi­ca­tion mal pen­sée brouille la navi­ga­tion, mul­ti­plie les pages d’ar­chives inutiles et nuit à votre référencement.

Dans cet article, vous allez com­prendre ce qu’est réel­le­ment une taxo­no­mie, dis­tin­guer les deux taxo­no­mies natives de Word­Press, et savoir quand il devient utile de créer la vôtre.

Qu’est-ce qu’une taxonomie ?

Une taxo­no­mie est un sys­tème qui sert à regrou­per et à clas­ser du conte­nu. Le mot vient des sciences natu­relles, où il désigne la clas­si­fi­ca­tion des espèces vivantes. Dans Word­Press, le prin­cipe est le même : il s’a­git d’or­ga­ni­ser vos conte­nus selon des cri­tères qui ont du sens pour votre site.

Il faut dis­tin­guer deux notions sou­vent confondues.

La taxo­no­mie est le sys­tème de clas­se­ment lui-même. Par exemple, Word­Press uti­lise la taxo­no­mie « Caté­go­rie » pour les articles.

Le terme est une valeur à l’in­té­rieur de ce sys­tème. Par exemple, « Actua­li­tés » ou « Tuto­riels » sont des termes de la taxo­no­mie « Catégorie ».

Cette dis­tinc­tion est impor­tante pour la suite. Quand vous créez une nou­velle caté­go­rie, vous ajou­tez un terme à une taxo­no­mie qui existe déjà. Vous ne créez pas une taxonomie.

Qu'est ce qu'une taxonomie ?

En résu­mé : une taxo­no­mie est un sys­tème de clas­se­ment, un terme en est une valeur. Comme un rayon de biblio­thèque et les livres qui s’y rangent : vous ajou­tez des livres en per­ma­nence, vous créez un nou­veau rayon bien plus rarement.

Word­Press four­nit deux taxo­no­mies prêtes à l’emploi, atta­chées par défaut aux articles : les caté­go­ries et les éti­quettes. Ce sont elles que vous mani­pu­lez au quo­ti­dien sans for­cé­ment connaître leur nom technique.

Catégories et étiquettes : les deux taxonomies natives

Caté­go­ries et éti­quettes répondent à deux logiques dif­fé­rentes. Les confondre est l’er­reur la plus fréquente.

Les catégories : une structure hiérarchique

Les caté­go­ries servent à orga­ni­ser vos articles par grands thèmes. Leur par­ti­cu­la­ri­té est d’être hié­rar­chiques : une caté­go­rie peut conte­nir des sous-caté­go­ries. Vous pou­vez par exemple avoir une caté­go­rie « Recettes » avec des sous-caté­go­ries « Entrées », « Plats » et « Desserts ».

Tout article doit appar­te­nir à au moins une caté­go­rie. Si vous n’en attri­buez aucune, Word­Press range l’ar­ticle dans une caté­go­rie par défaut, nom­mée « Non clas­sé » à l’ins­tal­la­tion. Vous pou­vez renom­mer cette caté­go­rie ou en dési­gner une autre par défaut dans les réglages.

Les caté­go­ries struc­turent votre site. Voyez-les comme les rayons d’une librai­rie : un visi­teur doit pou­voir s’y repé­rer d’un coup d’œil.

Les étiquettes : des mots-clés transversaux

Les éti­quettes, elles, ne sont pas hié­rar­chiques. Il n’existe pas de sous-éti­quette. Elles fonc­tionnent comme des mots-clés qui décrivent un détail pré­cis d’un article, indé­pen­dam­ment de sa catégorie.

Repre­nons la librai­rie. Si les caté­go­ries sont les rayons, les éti­quettes sont les thèmes qui tra­versent plu­sieurs rayons. Un article ran­gé dans « Plats » pour­rait por­ter les éti­quettes « végé­ta­rien », « rapide » ou « sans glu­ten ». Ces mêmes éti­quettes pour­raient se retrou­ver sur des articles d’autres catégories.

Contrai­re­ment aux caté­go­ries, les éti­quettes sont facul­ta­tives. Un article peut très bien n’en avoir aucune.

Quand utiliser l’une ou l’autre

La règle est simple. Uti­li­sez les caté­go­ries pour la struc­ture géné­rale de votre site, en nombre limi­té. Uti­li­sez les éti­quettes pour des pré­ci­sions trans­ver­sales, sans excès non plus.

Quelques erreurs reviennent souvent.

➔ Mul­ti­plier les éti­quettes au point d’en créer des dizaines, uti­li­sées une seule fois cha­cune. Une éti­quette n’a d’in­té­rêt que si elle regroupe plu­sieurs articles.

➔ Créer une même valeur en caté­go­rie et en éti­quette. Le dou­blon n’ap­porte rien et génère deux pages d’ar­chives sur le même thème.

➔ Confondre les deux et tout mettre en caté­go­ries, ce qui finit par pro­duire une arbo­res­cence illisible.

Notez que, par défaut, les caté­go­ries et les éti­quettes concernent les articles, pas les pages. C’est logique : une page de contact ou une page d’ac­cueil n’a pas voca­tion à être clas­sée comme un billet de blog.

Les taxonomies personnalisées : quand et pourquoi

Les deux taxo­no­mies natives suf­fisent pour les articles d’un blog. Mais dès que votre conte­nu sort de ce cadre, elles montrent leurs limites. C’est là qu’in­ter­viennent les taxo­no­mies personnalisées.

Le besoin appa­raît le plus sou­vent quand vous uti­li­sez un type de conte­nu per­son­na­li­sé. Si vous avez créé un type de conte­nu pour gérer un annuaire, un port­fo­lio ou un cata­logue de recettes, vous vou­drez les clas­ser avec des cri­tères propres, sans mélan­ger ces clas­se­ments avec les caté­go­ries de votre blog.

Les taxonomies personnalisées : quand et pourquoi ?

Quelques exemples concrets :

➔ Un annuaire d’en­tre­prises pour­rait uti­li­ser une taxo­no­mie « Région » pour fil­trer les fiches par zone géographique.

➔ Un site de recettes pour­rait uti­li­ser une taxo­no­mie « Type de plat » et une autre « Ingré­dient prin­ci­pal », indé­pen­dantes l’une de l’autre.

➔ Un port­fo­lio pour­rait uti­li­ser une taxo­no­mie « Tech­nique » pour regrou­per les réa­li­sa­tions par savoir-faire.

L’avantage est double : vos clas­se­ments per­son­na­li­sés dis­posent de leur propre menu dans l’administration, et ils res­tent sépa­rés des caté­go­ries et éti­quettes de vos articles. Chaque taxo­no­mie reste à sa place.

Comme pour les natives, vous choi­sis­sez le com­por­te­ment de votre taxo­no­mie per­son­na­li­sée. Une taxo­no­mie hié­rar­chique se com­porte comme les caté­go­ries, avec des termes et des sous-termes. Une taxo­no­mie non hié­rar­chique se com­porte comme les éti­quettes, à plat. Le choix dépend de votre usage : « Région » avec des sous-régions sera plu­tôt hié­rar­chique, tan­dis qu’une taxo­no­mie « Ingré­dient » pour­ra res­ter à plat, avec un fonc­tion­ne­ment proche des étiquettes.

Les taxo­no­mies per­son­na­li­sées vont de pair avec les types de conte­nu per­son­na­li­sés. Si cette notion ne vous est pas fami­lière, notre article sur les types de conte­nu dans Word­Press pose les bases utiles avant d’al­ler plus loin.

Le saviez-vous ? Word­Press uti­lise aus­si le méca­nisme des taxo­no­mies pour gérer cer­tains élé­ments en cou­lisses, comme les for­mats d’article ou les menus de navi­ga­tion. Caté­go­ries et éti­quettes ne sont donc que la par­tie la plus visible d’un sys­tème plus large.

Créer et gérer ses taxonomies en pratique

Voyons main­te­nant com­ment gérer ces taxo­no­mies dans Word­Press. Selon votre besoin, deux che­mins s’offrent à vous.

Gérer les catégories et les étiquettes existantes

Pour les taxo­no­mies natives, aucune créa­tion n’est néces­saire : elles sont déjà là. Vous gérez vos termes depuis le menu Articles de l’administration.

Ren­dez-vous dans Articles, puis Caté­go­ries, ou Articles, puis Éti­quettes. Vous pou­vez y ajou­ter, renom­mer ou sup­pri­mer des termes, défi­nir des des­crip­tions et, pour les caté­go­ries, orga­ni­ser la hié­rar­chie en dési­gnant un parent.

Vous pou­vez aus­si attri­buer caté­go­ries et éti­quettes direc­te­ment depuis l’é­di­teur, dans le pan­neau laté­ral de chaque article.

Créer une taxonomie personnalisée sans code

Si vous ne tou­chez pas au code, le plus simple est de pas­ser par une exten­sion dédiée à la créa­tion de types de conte­nu et de taxo­no­mies. Ces exten­sions pro­posent une inter­face qui vous guide pas à pas : vous ren­sei­gnez le nom de la taxo­no­mie, vous choi­sis­sez si elle est hié­rar­chique, et vous l’as­so­ciez au type de conte­nu voulu.

C’est l’ap­proche recom­man­dée si vous gérez un site sans inter­ven­tion tech­nique. Vous obte­nez un résul­tat équi­valent pour la plu­part des besoins cou­rants, sans risque d’erreur de syntaxe.

Créer une taxonomie personnalisée avec du code

Si vous êtes à l’aise avec le code, une taxo­no­mie per­son­na­li­sée s’en­re­gistre avec la fonc­tion register_taxonomy, appe­lée sur le hook init. Voi­ci l’exemple don­né dans Learn Word­Press, la pla­te­forme de for­ma­tion offi­cielle de Word­Press, qui enre­gistre une taxo­no­mie « Genre » pour un type de conte­nu « livre ».

Dans le contexte de l’éditeur de blocs, une option mérite une atten­tion par­ti­cu­lière : show_in_rest. Lorsqu’elle vaut true, la taxo­no­mie est dis­po­nible dans l’interface moderne de Word­Press, notam­ment dans l’éditeur de blocs. C’est pour­quoi elle appa­raît dans l’exemple ci-dessous.

function bookstore_register_genre_taxonomy() {
	$args = array(
		'labels'       => array(
			'name'          => 'Genres',
			'singular_name' => 'Genre',
			'edit_item'     => 'Edit Genre',
			'update_item'   => 'Update Genre',
			'add_new_item'  => 'Add New Genre',
			'new_item_name' => 'New Genre Name',
			'menu_name'     => 'Genre',
		),
		'hierarchical' => true,
		'rewrite'      => array( 'slug' => 'genre' ),
		'show_in_rest' => true,
	);

	register_taxonomy( 'genre', 'book', $args );
}
add_action( 'init', 'bookstore_register_genre_taxonomy' );

Quelques repères pour lire cet exemple. Le pre­mier argu­ment de register_taxonomy est l’i­den­ti­fiant interne de la taxo­no­mie, en minus­cules et sans espace. Le deuxième est le type de conte­nu auquel elle s’as­so­cie, ici « book ». Le troi­sième est un tableau d’op­tions : hierarchical défi­nit son com­por­te­ment (caté­go­rie ou éti­quette), rewrite fixe le slug uti­li­sé dans les URL, et show_in_rest la rend dis­po­nible dans l’éditeur de blocs et dans l’API REST de WordPress.

Ce code a sa place dans une exten­sion dédiée ou dans un mu-plu­gin, plu­tôt que direc­te­ment dans le fichier functions.php d’un thème que vous pour­riez être ame­né à chan­ger. Notre article sur les mu-plu­gins et celui sur le fichier functions.php détaillent où loger ce type de code selon votre situation.

Vérifier le résultat et vider les permaliens

Une fois la taxo­no­mie enre­gis­trée, une véri­fi­ca­tion s’im­pose. Word­Press crée auto­ma­ti­que­ment une page d’ar­chive pour chaque terme, acces­sible à une adresse du type votresite.fr/genre/science-fiction/.

Si cette page ren­voie une erreur 404 alors que tout semble cor­rect, le réflexe est de régé­né­rer les per­ma­liens. Ren­dez-vous dans Réglages, puis Per­ma­liens, et cli­quez sim­ple­ment sur Enre­gis­trer les modi­fi­ca­tions, sans rien chan­ger. Cette mani­pu­la­tion force Word­Press à recons­truire ses règles de réécri­ture d’URL et résout la plu­part des erreurs d’ar­chive. Pour mieux com­prendre ce méca­nisme, notre article sur les per­ma­liens Word­Press explique en détail leur fonctionnement.

À retenir

Les caté­go­ries et les éti­quettes que vous uti­li­sez chaque jour ne sont que deux exemples d’un méca­nisme plus large : les taxo­no­mies. Rete­nez la dis­tinc­tion entre la taxo­no­mie, qui est le sys­tème de clas­se­ment, et le terme, qui en est une valeur.

Word­Press four­nit deux taxo­no­mies natives. Les caté­go­ries sont hié­rar­chiques et struc­turent votre site en grands thèmes. Les éti­quettes sont à plat et ajoutent des pré­ci­sions trans­ver­sales. Soi­gnez cette orga­ni­sa­tion dès le départ, car une clas­si­fi­ca­tion claire pro­fite autant à vos inter­nautes qu’à votre référencement.

Quand ces deux outils ne suf­fisent plus, en géné­ral parce que vous gérez un type de conte­nu par­ti­cu­lier, les taxo­no­mies per­son­na­li­sées prennent le relais. Vous les créez sans code via une exten­sion, ou avec du code via la fonc­tion register_taxonomy. Dans tous les cas, pen­sez à véri­fier vos pages d’ar­chives et à régé­né­rer vos per­ma­liens après création.

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