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htpasswd : protéger l’accès à son site WordPress par une authentification

10 octobre 2025

Lorsqu’un site Word­Press est en cours de déve­lop­pe­ment en ligne, il est pré­fé­rable de le gar­der à l’abri des regards et sur­tout des robots d’indexation, tant que le pro­jet n’est pas fina­li­sé. C’est la méthode pour laquelle j’ai opté quand je déve­loppe un site. C’est plus simple pour mon­trer au client les étapes de déve­lop­pe­ment pour qu’il puisse vali­der ce qu’on a fait.

Si vous uti­li­sez Local, l’ou­til pro­pose un par­tage de lien (Live Link), mais les peu de fois où je l’ai essayé, ce n’é­tait pas convain­cant.

L’une des méthodes les plus simples et les plus effi­caces pour contrô­ler l’accès consiste à mettre en place une pro­tec­tion via un fichier .htpasswd. Cette authen­ti­fi­ca­tion basique, direc­te­ment gérée par le ser­veur, ajoute une bar­rière sup­plé­men­taire avant même que Word­Press ne soit char­gé. Voi­ci, com­ment mettre en place cette authentification.

Comment fonctionne la protection d’un site WordPress avec .htpasswd ?

Le fichier .htpasswd fonc­tionne en asso­cia­tion avec le fichier .htac­cess. Ensemble, ils per­mettent de défi­nir une zone pro­té­gée par iden­ti­fiant et mot de passe. L’avantage est double : la mise en place est rapide et ne néces­site aucune exten­sion Word­Press, et la pro­tec­tion agit avant que PHP ne s’exécute. Autre­ment dit, la charge ser­veur est réduite puisque seules les per­sonnes auto­ri­sées peuvent fran­chir ce pre­mier niveau de sécu­ri­té.

C’est par­ti­cu­liè­re­ment utile pour un site en chan­tier, pour un envi­ron­ne­ment de test ou pour une pré­prod. Vous contrô­lez exac­te­ment qui peut consul­ter vos pages, ce qui évite une indexa­tion pré­ma­tu­rée dans les moteurs de recherche ou une dif­fu­sion publique involontaire.

La particularité des fichiers commençant par un point

Les fichiers comme .htac­cess ou .htpasswd ont une par­ti­cu­la­ri­té : leur nom com­mence par un point. Dans les sys­tèmes Unix et Linux, cela signi­fie que le fichier est consi­dé­ré comme caché. Par défaut, il n’apparaît pas dans l’explorateur de fichiers ou dans la sor­tie d’une com­mande simple. Il faut donc acti­ver l’affichage des fichiers cachés sur votre ordi­na­teur et sur votre client FTP, pour les voir.
Cette conven­tion est uti­li­sée pour de nom­breux fichiers de confi­gu­ra­tion sen­sibles, tel que .giti­gnore. Le fait de les cacher per­met de ne pas encom­brer l’arborescence visible, mais aus­si de rap­pe­ler qu’il s’agit de fichiers tech­niques qui ne doivent pas être modi­fiés à la légère.
Il est impor­tant de noter que ce carac­tère caché agit uni­que­ment au niveau du sys­tème de fichiers. Cela ne bloque pas l’accès depuis un navi­ga­teur si le ser­veur n’est pas confi­gu­ré cor­rec­te­ment. C’est pour­quoi les ser­veurs comme Apache inter­disent par défaut l’affichage direct de ces fichiers, et c’est aus­si la rai­son pour laquelle la sécu­ri­té appor­tée par .htac­cess et .htpasswd reste efficace.

Créer le fichier .htpasswd

Le fichier .htpasswd contient les iden­ti­fiants et les mots de passe qui seront auto­ri­sés à accé­der au site. Comme il ne faut jamais sto­cker de mot de passe en clair, chaque mot de passe est enre­gis­tré sous forme chif­frée. La géné­ra­tion de ce fichier peut se faire via un outil en ligne de confiance ou direc­te­ment en ligne de com­mande avec la com­mande htpasswd, dis­po­nible sur de nom­breux ser­veurs Apache.
Le for­mat du fichier est simple : chaque ligne cor­res­pond à un uti­li­sa­teur ou une uti­li­sa­trice, sui­vi du mot de passe chif­fré.

Par exemple :

janice:$apr1$XrR…$y8J6hkY…
valerie:$apr1$K4Q…$uE4L9kz…

Per­son­nel­le­ment, j’u­ti­lise l’ou­til en ligne Web2generators pour géné­rer un mot de passe chif­fré : il est très facile à utiliser.

Une fois l’u­ti­li­sa­teur ou l’u­ti­li­sa­trice et son mot de passe défi­nis, il faut créer un fichier avec votre édi­teur de texte pré­fé­ré et l’en­re­gis­trer sous le nom .htpasswd (avec un point devant).

Ce fichier doit être pla­cé à la racine de votre site WordPress. 

Configurer le fichier .htaccess

Une fois le fichier .htpasswd créé et sto­cké, il faut indi­quer au ser­veur qu’une pro­tec­tion doit être appli­quée. Cela se fait à l’aide du fichier .htac­cess situé, lui aus­si, à la racine du site Word­Press. Lorsque vous avez ins­tal­lé Word­Press, ce fichier a été créé avec les règles Word­Press. Il faut ajou­ter à ce fichier les direc­tives sui­vantes (avant ou après les règles) :

AuthType Basic
AuthName "Connexion protégée"
AuthUserFile /chemin/absolu/vers/.htpasswd
Require valid-user

Par mesure de sécu­ri­té, copiez le fichier .htac­cess sur votre ordi­na­teur. Ou bien, si besoin, régé­né­rez les per­ma­liens de votre site en allant dans Réglages > Per­ma­liens (cela crée­ra un nou­veau fichiers .htac­cess).

Le para­mètre Auth­Name défi­nit le mes­sage qui doit appa­raître dans la boîte de dia­logue du navi­ga­teur deman­dant l’identifiant et le mot de passe, cepen­dant les navi­ga­teurs ne l’af­fichent plus. Le che­min vers .htpasswd doit être abso­lu, c’est-à-dire com­plet depuis la racine du ser­veur, et non rela­tif au site web. Enfin, la direc­tive Require valid-user pré­cise que tout uti­li­sa­teur figu­rant dans le fichier peut se connec­ter. A la place de valid-user, vous met­trez (j’u­ti­lise l’exemple ci-des­sus comme utilisatrice) :

require user janice
require user valerie

Vous met­trez autant de ligne require user, qu’il y a d’u­ti­li­sa­teur ou uti­li­sa­trice auto­ri­sée à accé­der au site.

Si vous ne savez pas quel est le che­min abso­lu vers le fichier .htpass­word, vous pou­vez uti­li­ser la fonc­tion phpin­fo. Pour cela, créer un fichier php, que vous nom­me­rez par exemple phpinfo.php. Et dans lequel vous met­trez le code suivant :

<?php phpinfo(); ?>

Puis, ren­dez-vous dans votre navi­ga­teur et appe­ler l’url mon​site​.fr/​p​h​p​i​n​f​o​.​php. Sur la page qui s’af­fiche, allez à la ligne $_SERVER[« DOCUMENT_ROOT »], c’est ici que sera indi­qué le che­min abso­lu. Une fois, l’in­fo en main, vous pou­vez sup­pri­mer ce fichier. 

Tester et ajuster la configuration

Une fois la confi­gu­ra­tion en place, il suf­fit de rechar­ger le site pour véri­fier le fonc­tion­ne­ment. Le navi­ga­teur affi­che­ra une fenêtre deman­dant un nom d’utilisateur et un mot de passe. Si les iden­ti­fiants cor­res­pondent, la page se charge nor­ma­le­ment. Sinon, l’accès est refusé.

fenêtre demandant de se connecter avec le nom d'utilisateur et le mot de passe


En cas d’erreur, il est sou­vent lié au che­min du fichier .htpasswd. Il faut s’assurer que le che­min indi­qué cor­res­pond bien à l’emplacement réel du fichier sur le ser­veur. Une autre source de pro­blème peut être la pré­sence d’autres règles dans le .htac­cess, notam­ment celles géné­rées auto­ma­ti­que­ment par Word­Press. Dans ce cas, il est conseillé de pla­cer les direc­tives d’authentification au tout début du fichier.

Avantages et limites de la méthode

La pro­tec­tion par .htpasswd a l’avantage d’être rapide, légère et indé­pen­dante de Word­Press. Elle consti­tue une pre­mière bar­rière de sécu­ri­té, utile pour blo­quer l’accès à un site en déve­lop­pe­ment ou res­treindre une zone par­ti­cu­lière du site.
Cepen­dant, il s’agit d’une authen­ti­fi­ca­tion basique. Elle ne rem­place pas un véri­table sys­tème de ges­tion des uti­li­sa­teurs avec dif­fé­rents niveaux de droits. Elle ne chiffre pas les échanges, donc il est recom­man­dé d’utiliser un cer­ti­fi­cat SSL pour évi­ter que les iden­ti­fiants ne cir­culent en clair sur le réseau. Enfin, si plu­sieurs uti­li­sa­teurs doivent accé­der au site, il faut gérer manuel­le­ment leurs entrées dans le fichier .htpasswd.


Ain­si, pro­té­ger son site Word­Press en déve­lop­pe­ment avec .htpasswd est une solu­tion simple et robuste pour évi­ter les visites indé­si­rables. Cette bar­rière au niveau du ser­veur offre un contrôle immé­diat sur l’accès, sans dépendre d’ex­ten­sions ou de confi­gu­ra­tions com­plexes. En asso­ciant cette méthode à de bonnes pra­tiques de sécu­ri­té, comme l’utilisation du HTTPS, vous garan­tis­sez que seules les per­sonnes auto­ri­sées peuvent consul­ter vos pages, le temps que le pro­jet soit prêt à être dévoi­lé au grand public.

Image à la Une, créée par ChatGpt.

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