Si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis accroc aux WordCamps… J’en co-organise et j’y participe. Le WordCamp Bretagne n’a pas été une exception. Le 18 septembre dernier, j’étais donc au Couvent des Jacobins, à Rennes, pour la deuxième édition du WordCamp Bretagne. Comme toujours, c’était une journée de conférences, de rencontres et, forcément, d’un peu de fatigue le soir venu, ou le lendemain, devrais-je dire…
Arrivée sur place
Le Couvent des Jacobins, franchement, c’est un lieu qui pose le décor. Entre l’architecture du bâtiment et l’énergie de la communauté WordPress, on sent tout de suite qu’on va vivre une journée pas comme les autres.
Cette année, j’ai donné un petit coup de main à l’équipe. J’ai enfilé mon T‑Shirt de bénévole pour quelques heures afin accueillir les participants au vestiaire. Je vous avoue, c’était la première fois que j’étais bénévole à un WordCamp. Comme j’en co-organise souvent, ceux que je ne co-organise pas, j’aime bien profiter, voir les conférences, papoter avec les copains et copines. Mais franchement, j’y ai pris goût et peut-être que je réitérerai l’expérience.
Les conférences auxquelles j’ai assisté
Le programme de cette édition avait de quoi satisfaire à peu près tous les goûts, entre sujets techniques, réflexions de fond et moments plus légers. J’ai assisté à plusieurs conférences dans la journée, et certaines d’entre elles m’ont donné matière à réfléchir. C’est toujours comme ça, quand on assiste à un WordCamp.
La première conférence à laquelle j’ai assisté est celle de Jeremy Desvaux de Marigny qui est venu nous parler de « harness engineering », ou comment arrêter de subir les propositions de son IA pour vraiment la guider, avec des exemples concrets appliqués à WordPress. Je ne suis pas une grande fan de l’IA, mais je l’utilise quand même et j’ai trouvé sa conférence intéressante.
Après avoir proposé sa première conférence à Nice, Nicolas Rivière a renouvelé l’expérience à Rennes (on y prend goût aussi à proposer des conférences). Il nous a montré à quoi ressemble un déploiement WordPress moderne, loin du bon vieux FTP : pipelines GitHub Actions ou GitLab CI, WP-CLI, gestion des environnements. De quoi donner des idées à celles et ceux qui traînent encore les pieds (ça c’est moi…) pour automatiser leurs mises en production.
Et Hugo Drelon a utilisé la métaphore du théâtre pour parler de tests de bout en bout avec Playwright : votre site comme une pièce sans metteur en scène, et les tests qui vérifient que tous les acteurs jouent bien leur rôle ensemble. C’est un peu compliqué pour moi, mais j’aime bien apprendre de nouvelles choses, au moins pour ma culture personnelle.
D’autres sessions abordaient des sujets plus larges. Jb Audras a proposé une conférence sur l’idée que WordPress n’est pas neutre politiquement. Marine Evain a partagé son parcours de femme dans un secteur encore largement masculin, entre syndrome de l’imposteur et empowerment, un témoignage qui me parle. Bilal Sebaa a donné une conférence sur le GEO et une approche pragmatique qui repose sur les fondamentaux du référencement qu’on connaît déjà. Enfin, Sébastien Serre a démystifié le multilingue sur WordPress : qui devrait s’y mettre, pourquoi, et comment s’y prendre sans se perdre en route.
Une conférence qui m’a marquée est celle de David Galantin. David est aveugle, donc son témoignage est vraiment intéressant. Il a proposé une session, non sans humour, sur l’utilisation des emojis sur le web. Il nous a expliqué comment cela est perçu par les personnes qui ne voient pas. Il a donné quelques bonnes pratiques, comme faire en sorte que l’information qu’on donne soit bien compréhensible sans les emojis. Il a expliqué qu’il faut modérer leur utilisation (2 à 3 max), ne pas utiliser des emojis, par exemple, pour remplacer les puces des listes et choisir des emojis compris par tout le monde. Mal utilisés, ils peuvent développer de l’ambiguïté, mais aussi ils excluent des personnes. Il a également partagé quelques exemples audios, sur comment il perçoit ce qu’il venait d’expliquer.
Un WordCamp Bretagne réussi !
Nous en tant que visiteurs, on voit que tout semble couler de source. Pourtant rien n’arrive par hasard. La Signalétique, les conférences qui s’enchaînent, les bénévoles disponibles à chaque coin de couloir pour orienter celles et ceux qui cherchent leur chemin. Derrière cette fluidité apparente, il y a des mois de préparation et une équipe organisatrice qui a pensé à tout.
Alors, on remercie les orgas pour cette nouvelle édition !
Pour l’instant, il n’y pas eu d’annonce officielle pour un prochain WordCamp en France. Donc on ne sait pas trop ce qui va se passer.
Il y a cependant le WordCamp Europe, fin mai 2027, qui se tiendra à Malaga en Espagne (bien sûr j’ai remis le couvert, je participe à l’organisation de cette nouvelle édition)
Si vous n’avez pas vu venir, vous pourrez retrouver toutes les conférences sur wordpress.tv, le temps que les contributeurs montent les vidéos.













