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WordCamp Europe : mon retour d’expérience en tant que co-organisatrice

17 juin 2026

Du 4 au 6 juin 2026, j’étais à Cra­co­vie pour le Word­Camp Europe. Je suis fidèle aux Word­Camps Europe depuis quelques années et depuis main­te­nant trois ans, j’ai la chance de vivre l’évènement de l’intérieur, en tant que co-orga­ni­sa­trice et membre de l’équipe en charge des « volun­teers ».

Assis­ter à un Word­Camp Europe est déjà une expé­rience très riche. On y ren­contre des per­sonnes pas­sion­nées, on assiste à des confé­rences, on découvre des pro­jets, on échange avec des pro­fes­sion­nels de tous hori­zons. Mais par­ti­ci­per à son orga­ni­sa­tion per­met de voir une autre facette de l’événement. On com­prend mieux tout ce qui se joue en cou­lisses, toute l’énergie néces­saire pour faire fonc­tion­ner un ren­dez-vous de cette enver­gure (le Word­Camp Europe accueille entre 2000 et 3000 per­sonnes), et sur­tout toute l’importance de l’humain dans la com­mu­nau­té Word­Press, pas seule­ment euro­péenne mais aus­si mondiale.

Les participants du WordCamp europe 2026, dehors, devant le lieu de l'évènement
Cré­dit pho­to : Tho­mas Bruehl

Aujourd’­hui je vous apporte mon témoi­gnage sur ce que repré­sente le Word­Camp Europe quand on le vit de l’intérieur, avec ses moments forts, ses ren­contres, ses impré­vus, son orga­ni­sa­tion et cette éner­gie col­lec­tive qui donne envie de conti­nuer à s’impliquer.

Le WordCamp Europe, c’est bien plus qu’une conférence WordPress

Pour les per­sonnes qui ne connaissent pas encore le Word­Camp Europe, on pour­rait le pré­sen­ter comme le grand ren­dez-vous euro­péen de la com­mu­nau­té Word­Press. Pen­dant plu­sieurs jours, des per­sonnes venues de nom­breux pays se retrouvent autour d’un point com­mun : Word­Press.
On y croise des déve­lop­peurs et déve­lop­peuses, des inté­gra­trices et des inté­gra­teurs, des desi­gners, des agences, des free­lances, des per­sonnes qui créent du conte­nu, des héber­geurs, des uti­li­sa­teurs, uti­li­sa­trices, des per­sonnes qui découvrent l’écosystème et d’autres qui y contri­buent depuis des années.

Mais ce qui dis­tingue vrai­ment le Word­Camp Europe d’un salon pro­fes­sion­nel clas­sique, c’est son esprit com­mu­nau­taire. Bien sûr, il y a des confé­rences. Bien sûr, il y a des spon­sors. On y parle de tech­nique, de desi­gn, d’accessibilité, de per­for­mance, de contri­bu­tion, de busi­ness ou encore d’avenir du web. Mais l’essentiel aus­si est ailleurs : dans les échanges, les ren­contres et le par­tage d’expérience.

On ne vient pas seule­ment au Word­Camp Europe pour écou­ter. On vient aus­si pour dis­cu­ter, apprendre, poser des ques­tions, créer des liens, com­prendre ce qui se passe dans l’écosystème WordPress.

Mon rôle dans la Volunteers team

Encore une fois, cette année, j’ai vécu le Word­Camp Europe depuis l’équipe d’organisation et plus pré­ci­sé­ment au sein de l’équipe qui gérait les Volun­teers. Dans cette équipe j’é­tais en com­pa­gnie de Samah et Neman­ja, nos team leads, de Car­los, de Çağ­daş (que j’ai renom­mé CG, car je n’ar­rive tou­jours pas à pro­non­cer son pré­nom haha), d’An­dr­zej, de Celi et d’Es­te­la. Une équipe qui regroupe dif­fé­rentes natio­na­li­tés : por­tu­gaise, espa­gnole, turque, mexi­caine, pales­ti­nienne, serbe, polo­naise et fran­çaise avec moi. Rien que ça, c’est déjà une riche expérience !

Mon équipe, devant les quatre lettres WCEU
La volun­teers team - Cré­dit pho­to Atsu­shi Ando


Les volun­teers, ce sont toutes ces per­sonnes que l’on voit un peu par­tout pen­dant l’événement. Elles accueillent celles et ceux qui sont venus par­ti­ci­per à l’é­vè­ne­ment, les orientent, répondent à leurs ques­tions, aident dans les salles, accom­pagnent les spea­kers, véri­fient que tout se passe bien, sou­rient.

Quand on par­ti­cipe sim­ple­ment à un évé­ne­ment, on ne mesure pas tou­jours à quel point la pré­sence des volun­teers est essen­tielle. Sans les volun­teers, un Word­Camp ne pour­rait juste pas fonc­tion­ner de la même manière.

Être dans l’équipe qui s’occupe des volun­teers, c’est donc être au contact direct de cette éner­gie. Il faut orga­ni­ser les tâches de chaque per­sonne, orga­ni­ser le plan­ning, trans­mettre les infor­ma­tions, s’assurer que cha­cun com­prend son rôle, répondre aux ques­tions, ajus­ter lorsque quelque chose change, réagir aux impré­vus et gar­der une vision glo­bale de ce qui se passe.

C’est une expé­rience très concrète. On voit rapi­de­ment que l’organisation d’un évè­ne­ment ne repose pas seule­ment sur un pro­gramme, une salle et des horaires. Elle repose sur­tout sur des per­sonnes. Des per­sonnes qui donnent de leur temps, qui s’impliquent, qui acceptent de rendre ser­vice, par­fois dans l’ombre, pour que les autres puissent vivre une chouette expé­rience.

Durant les mois qui ont pré­cé­dé cet évè­ne­ment, avec l’é­quipe, nous nous sommes réunis chaque semaine, nous avons échan­gé, nous avons pris des déci­sions, nous avons réflé­chi aux consignes à trans­mettre, nous nous sommes coor­don­nés avec les autres équipes.

Ce qui est beau, c’est que tout repose sur une forme de confiance col­lec­tive. Le Word­Camp Europe c’est une équipe de plus de 80 per­sonnes + les 120 et plus volon­taires que nous avons choi­sis pour venir nous aider. Cha­cun fait sa part. Cha­cun apporte ce qu’il et elle peut.

Cette expé­rience per­met d’a­voir aus­si beau­coup de res­pect pour toutes les per­sonnes qui orga­nisent des Word­Camps, qu’ils soient locaux, natio­naux ou inter­na­tio­naux. L’é­quipe orga­ni­sa­trice fait aus­si un tra­vail béné­vole. De l’extérieur, on ne voit sou­vent que le résul­tat final. De l’intérieur, on com­prend l’investissement que cela représente.

Ce que m’apporte l’organisation d’un WordCamp Europe

Au-delà de l’organisation du Word­Camp, ce qui compte beau­coup pour moi, ce sont les rencontres.

Les ren­contres avec les autres membres de l’équipe orga­ni­sa­trice. Les échanges avec les volun­teers. Les dis­cus­sions avec des per­sonnes venues d’autres pays. Les sou­rires, les ques­tions, les coups de main spon­ta­nés.

C’est aus­si cela, un Word­Camp Europe : un espace où les fron­tières entre les métiers, les pays et les niveaux d’expérience deviennent moins impor­tantes. On peut dis­cu­ter avec quelqu’un qui contri­bue au cœur de Word­Press, avec une per­sonne qui vient pour la pre­mière fois, avec une agence, avec un free­lance, avec un spon­sor, avec un spea­ker ou avec un béné­vole qui découvre l’événement de l’intérieur.

Et cha­cun a quelque chose à par­ta­ger.

J’aime beau­coup cette idée que l’on apprend autant dans les cou­loirs que dans les salles de confé­rence. Et pour moi, de belles et grandes ami­tiés sont nées aux Word­Camps Europe. Chaque année, c’est un grand plai­sir de retrou­ver ces amis qui viennent des quatre coins du monde. 

Samah et moi, enlacées, de dos
Samah et moi – Cré­dit Pho­to Clau­dio Schwarz

Dans un métier où l’on peut par­fois tra­vailler seule, devant son écran, ce type d’événement rap­pelle que le web est aus­si une aven­ture collective.

De l’importance de participer à un WordCamp 

Par­ti­ci­per à un Word­Camp, et encore plus à un Word­Camp Europe, per­met de sor­tir de son quo­ti­dien.
Quand on tra­vaille dans le web, on a sou­vent la tête dans les pro­jets, les urgences, les demandes clients, les cor­rec­tions, les mises à jour, les délais. On avance, on pro­duit, on résout des pro­blèmes. Mais on prend rare­ment le temps de lever la tête pour regar­der ce qui se passe ailleurs.

Un évé­ne­ment comme le Word­Camp Europe per­met jus­te­ment de prendre ce recul.

On y découvre des sujets que l’on n’aurait peut-être pas explo­rés seule. On entend par­ler des évo­lu­tions de Word­Press, des bonnes pra­tiques, des enjeux d’accessibilité, de sécu­ri­té, de per­for­mance, de contri­bu­tion ou encore d’intelligence arti­fi­cielle. On com­prend mieux les ten­dances de l’écosystème. On voit aus­si que d’autres per­sonnes ren­contrent les mêmes pro­blé­ma­tiques, les mêmes doutes, les mêmes ques­tions.

Par­ti­ci­per à un Word­Camp, c’est aus­si lut­ter contre l’isolement pro­fes­sion­nel. C’est par­ti­cu­liè­re­ment vrai pour les free­lances, les petites struc­tures ou les per­sonnes qui tra­vaillent à dis­tance. On peut avoir une acti­vi­té très riche, mais man­quer d’échanges avec des pairs. Les Word­Camps per­mettent de créer ce lien.
Et ce lien est pré­cieux. Il per­met de pro­gres­ser, de décou­vrir d’autres manières de faire, mais aus­si de se rap­pe­ler que l’on appar­tient à une com­mu­nau­té.

Le public d’un Word­Camp Europe est varié. Cer­taines per­sonnes déve­loppent des exten­sions. D’autres créent des sites pour leurs clients. D’autres rédigent du conte­nu, tra­duisent, orga­nisent, forment, testent, docu­mentent ou uti­lisent sim­ple­ment Word­Press au quo­ti­dien. Cha­cun peut donc y trou­ver sa place.

Comme je le dis sou­vent, je suis une Word­Camp orga­ni­ser addict ! Et plus ça va plus cela me donne envie de conti­nuer à m’impliquer dans la com­mu­nau­té Word­Press.
Et comme je le dis et répète : la contri­bu­tion ne se limite pas au code. On peut contri­buer en orga­ni­sant, en tra­dui­sant, en docu­men­tant, en accueillant, en répon­dant aux ques­tions, en don­nant un peu de son temps et le Word­Camp Europe rend cette réa­li­té très visible.

Si vous tra­vaillez avec Word­Press, je pense que le Word­Camp Europe est une expé­rience à vivre au moins une fois.


Pour moi, ce Word­Camp Europe à Cra­co­vie res­te­ra encore une belle expé­rience. Une expé­rience humaine et communautaire. 

Et comme à chaque à fois, la des­ti­na­tion du pro­chain Word­Camp est annon­cée lors des remarques de clô­ture. A chaque fois, ce moment m’é­meut énor­mé­ment ! Ren­dez-vous à Mala­ga en Espagne pour le Word­Camp Europe 2027 !

Et vous savez quoi ? J’ai déja can­di­da­té pour par­ti­ci­per à l’organisation !

Cré­dit pho­to, image à la Une : Chi­ha­ru Nagatomi

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