Si vous débutez dans le web, vous avez peut-être déjà entendu la fameuse phrase “vide ton cache”, sans vraiment savoir ce que ça veut dire ou comment ça fonctionne 🤔. Dans cet article, je vais vous présenter les différents types de caches qui existent et pourquoi ils peuvent parfois vous compliquer la vie, surtout quand vous travaillez sur votre site.
C’est quoi le cache ?
Le cache, c’est comme une sorte de mémoire temporaire qui permet de stocker des informations pour les réutiliser rapidement plus tard. Le but du cache est de rendre la navigation sur internet plus rapide, en évitant de télécharger à chaque fois les mêmes fichiers. Par exemple, quand vous retournez sur un site que vous avez déjà visité, certaines images ou pages sont chargées plus rapidement grâce au cache.
Mais ce qui est pratique peut aussi devenir un problème quand vous modifiez un site et que vous ne voyez pas les changements tout de suite 😤, car votre cache de navigateur ou d’autres couches de cache vous montrent une version « ancienne » de votre site.
Voyons ensemble quels types de cache existent 😉.
Les différents types de caches
Le cache du navigateur
Le cache du navigateur est probablement le plus connu. Quand vous visitez un site, votre navigateur (Chrome, Firefox, Edge, etc.) garde en mémoire certains fichiers comme des images, des scripts, ou des feuilles de style CSS. Il enregistre ces fichiers dans un dossier de votre ordinateur. Cela permet d’accélérer le chargement de la page lorsque vous accédez à nouveau à ce même site si le contenu n’a pas changé.
Le cache de page
C’est un type de cache généré via le CMS (comme WordPress, Joomla ou Drupal), grâce à des extensions. Le principe est simple : au lieu de recalculer la page à chaque visite, le serveur affiche une version HTML statique de la page, tant que son contenu n’a pas changé ou jusqu’à ce qu’il expire, selon les réglages. Résultat : moins de charge serveur, plus de rapidité ⚡
Attention : le cache de page, sur un site de gestion de membres (inscriptions, connexions, contenus personnalisés…), doit être géré avec beaucoup d’attention.
Sur WordPress, des extensions comme WP Rocket ou W3 Total Cache gèrent ce type de cache. Elles peuvent aussi compresser les fichiers, combiner les scripts et précharger les pages.
Le cache Objet
C’est un cache moins connu, mais vous en avez peut-être entendu parlé si vous utilisez WordPress, car depuis la version 6.1, publiée en novembre 2022, dans l’Outil de Santé du site, il peut y avoir une alerte sur le sujet.
Le cache objet vous permet de mettre en cache des requêtes qui sont faites à la base de données. Grâce à ce cache, vous allez économiser des ressources côté serveur, car il y aura moins d’aller et retours entre la requête de l’internaute et la base de données de votre site. Cela peut aussi améliorer la fluidité au niveau de l’interface d’administration du site.
C’est surtout intéressant si vous avez une forte affluence sur votre site et/ou si vous utilisez WooCommerce par exemple. Attention : tout comme avec le cache de page, sur un site de gestion de membres, cela doit être géré avec beaucoup d’attention, vous pouvez avoir des effets de bord.
Vous pouvez facilement activer le cache Objet chez o2switch en passant par WPTiger, toute la doc est ici 👈
Le cache du serveur
Le cache serveur est utilisé par le serveur sur lequel est hébergé votre site web. Il garde une copie de certaines pages pour éviter de les recréer à chaque requête. C’est particulièrement utile pour les sites ayant beaucoup de visites, car cela réduit la charge du serveur et améliore la rapidité. Donc là, ça se passe chez votre hébergeur web si jamais il le propose.
🚀 Chez o2switch, vous avez la possibilité d’activer soit le cache Varnish, soit le cache Litespeed.
À noter : LiteSpeed Cache est une technologie hybride, qui combine le cache de page et le cache serveur. Pratique et redoutablement efficace.
Le cache DNS
Quand vous tapez une adresse comme mon-super-site.fr dans votre navigateur, ce dernier a besoin de savoir à quelle adresse IP il doit se connecter (un peu comme chercher l’adresse d’un ami dans un annuaire 📖). C’est là que le DNS entre en jeu : il fait le lien entre le nom de domaine et l’adresse IP du serveur ; ce que l’on appelle la résolution DNS.
Mais faire cette requête DNS à chaque fois, c’est looong… Du coup, votre système (navigateur, ordinateur, box internet, FAI…) garde en mémoire les résolutions DNS récentes. C’est ce qu’on appelle le cache DNS 🧠. Il évite de refaire le même trajet pour rien, ce qui accélère un peu le premier contact avec un site.
Ce cache peut parfois jouer des tours, par exemple après un changement d’hébergement ou de configuration DNS. Si votre site pointe toujours vers l’ancienne IP chez certains utilisateurs, c’est souvent à cause d’un cache DNS trop tenace. Dans ce cas, vous pouvez essayer de vider le cache DNS de votre ordinateur avec une commande, allez dans votre terminal et tapez :
- Sur Windows : ipconfig /flushdns
- Sur macOS : sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder
Le cache CDN (Content Delivery Network)
Un CDN (Content Delivery Network), c’est un réseau de serveurs répartis un peu partout dans le monde🌍. Son rôle ? Rapprocher le contenu de votre site des visiteurs, où qu’ils soient. Plutôt que de faire un aller-retour jusqu’à votre serveur principal à chaque demande, le CDN sert certains fichiers depuis un serveur situé géographiquement plus proche de l’utilisateur. Résultat : c’est plus rapide, plus fluide… et votre serveur d’origine respire un peu 😌
Le cache CDN concerne surtout les fichiers statiques : images, feuilles de style CSS, scripts JS, polices web… Ces éléments sont mis en cache directement dans les serveurs du CDN, et peuvent être servis des milliers de fois sans jamais solliciter ton hébergement. Un gros plus pour les sites à fort trafic ou avec un public international 🚀
Le cache de ton Fournisseur d’Accès Internet (FAI)
Eh oui, votre FAI (Orange, Free, Bouygues, SFR…) peut lui aussi mettre en cache certaines informations, notamment au niveau du DNS. L’idée, c’est de réduire la charge sur ses serveurs et d’accélérer un peu les temps de réponse pour tous ses abonnés. Mais parfois, ce cache peut devenir un peu trop “collant” : par exemple, après un changement d’IP ou une modification DNS, votre site met un certain temps à se propager correctement, même si tout est bon ailleurs 🧩
Dans ces cas-là, vous pouvez essayer deux petites astuces pour contourner temporairement ce cache :
🔁 Redémarrer votre modem/routeur : ça force parfois la mise à jour des infos DNS côté FAI.
🌐 Changer de serveurs DNS sur votre appareil, en optant pour des DNS publics comme ceux de Google (8.8.8.8) ou Cloudflare (1.1.1.1). C’est souvent la solution la plus efficace.
👉 Voici comment modifier les DNS selon votre système d’exploitation :
Windows :
- Allez dans le « Panneau de configuration ».
- Cliquez sur « Centre Réseau et partage ».
- Sélectionnez « Modifier les paramètres de la carte ».
- Faites un clic droit sur votre connexion réseau active et choisissez « Propriétés ».
- Sélectionnez « Protocole Internet version 4 (TCP/IPv4) » puis cliquez sur « Propriétés ».
- Dans cette fenêtre, vous pouvez spécifier les serveurs DNS que vous souhaitez utiliser.
macOS :
- Cliquez sur l’icône Apple en haut à gauche et choisissez « Préférences Système ».
- Allez dans « Réseau ».
- Sélectionnez la connexion réseau que vous utilisez (Wi-Fi ou Ethernet).
- Cliquez sur « Avancé », puis va dans l’onglet « DNS ».
- Vous pouvez ajouter ou modifier les serveurs DNS en cliquant sur le bouton « + ».
Linux (Ubuntu) :
- Cliquez sur l’icône réseau en haut à droite et choisis « Paramètres réseau ».
- Sélectionnez la connexion active (Wi-Fi ou Ethernet).
- Cliquez sur l’icône d’engrenage pour accéder aux paramètres.
- Allez dans l’onglet « IPv4 » et vous pourrez modifier les serveurs DNS.
Conclusion
En résumé : le cache, votre meilleur ami… sauf quand il vous joue des tours 😅
Le cache, c’est super pour améliorer les performances, mais quand vous travaillez sur votre site, savoir quel cache vider selon la situation, c’est essentiel pour éviter de tourner en rond. Voici un petit mémo bien pratique :
| 🛠️ Situation rencontrée | 🔍 Type de cache concerné | 💡 Action à faire |
| Une image ou une feuille de style ne se met pas à jour | Cache navigateur | Vider le cache du navigateur (Ctrl+F5, ou via les paramètres) |
| Le site utilise un CDN (ex : Cloudflare) et les fichiers statiques ne sont pas à jour | Cache CDN | Purger le cache via l’interface du CDN |
| Une page WordPress ne reflète pas les dernières modifs | Cache de page (plugin CMS) | Vider le cache depuis le plugin (WP Rocket, LiteSpeed Cache, etc.) |
| Vous venez de migrer un site ou de modifier les DNS (changement d’IP, d’hébergeur…) | Cache DNS local + cache FAI | Vider le cache DNS de ton appareil (ipconfig /flushdns) + redémarrer ton modem ou changer de serveurs DNS temporairement |
| Le site est hébergé sur une infrastructure avec LiteSpeed, Varnish ou Nginx FastCGI | Cache serveur | Purger le cache via le panneau d’hébergement ou l’interface d’administration dédiée |
Maintenant, la prochaine fois que quelqu’un vous dit “vide ton cache”, vous saurez exactement de quoi il parle — et surtout quel cache vider 😉.
Photo de l’image mise en avant : merci à Justin Morgan













