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WordPress 5.x en 2025 : le cauchemar des devs devenu réalité

8 octobre 2025

Ça vous est déjà arri­vé non ? Ça m’est encore arri­vé, il n’y a pas long­temps. Un ancien client qui me recon­tacte, parce qu’il y avait quelque chose qui ne fonc­tion­nait plus sur son site. À l’é­poque, il n’a­vait pas trou­vé néces­saire de payer la main­te­nance. Il m’a­vait dit que c’é­tait facile de mettre à jour son site Word­Press. Il suf­fi­sait de cli­quer sur des bou­tons. À l’é­poque, les mises à jour auto­ma­tiques de Word­Press n’é­taient pas encore en place. En soi, ce n’est pas faux, mais encore faut-il prendre le temps de le faire.
Donc, je me connecte à l’interface d’administration de son site, et là, je découvre la men­tion fati­dique : Word­Press ver­sion 5.x (et je ne vous parle même pas de la ver­sion php). Nous sommes pour­tant en 2025 et Word­Press a depuis long­temps évo­lué, avec ses nou­veau­tés, ses cor­rec­tifs et sur­tout ses mises à jour de sécu­ri­té indis­pen­sables. À ce jour, nous en sommes exac­te­ment à la ver­sion 6.8.3. La ver­sion 5.0 de Word­Press date de décembre 2018.

Je vous avoue, je n’aime pas ce genre de découverte.

Si cela vous arrive, cette décou­verte peut d’a­bord vous sur­prendre, voire vous inquié­ter. Vous pen­sez que c’est un cas déses­pé­ré. Regar­dez cela plu­tôt comme une bonne occa­sion de mon­trer votre savoir-faire, de sécu­ri­ser le pro­jet et, pour­quoi pas, de pro­po­ser une refonte qui redon­ne­ra au site toute sa valeur. Si jamais cela vous arrive, voi­ci com­ment vous y prendre.

Capture d'écran de l'interface d'administration des mises à jour d'un site WordPress.

Comprendre la gravité d’un retard de version

Lorsqu’un site fonc­tionne encore sur Word­Press 5.x, il ne faut pas se fier aux appa­rences. Le site peut sem­bler stable et affi­cher ses pages cor­rec­te­ment, mais si on creuse un peu, on peut décou­vrir com­bien il est fra­gile. Chaque nou­velle ver­sion de Word­Press apporte son lot de cor­rec­tifs de sécu­ri­té. En res­tant sur une ver­sion obso­lète, le site s’expose à des failles connues que des robots ou pirates peuvent exploi­ter. De plus, les exten­sions et les thèmes évo­luent eux aus­si. Au fil des ans, leurs dév s’appuient sur les nou­velles fonc­tion­na­li­tés du CMS et cessent de garan­tir la com­pa­ti­bi­li­té avec les anciennes ver­sions. Le résul­tat est pré­vi­sible : incom­pa­ti­bi­li­tés, bugs ou impos­si­bi­li­té d’ajouter de nou­velles fonctions.

En d’autres termes, res­ter blo­qué sur Word­Press 5 ou tout sim­ple­ment pas à jour, c’est rou­ler avec une voi­ture qui n’a plus pas­sé le contrôle tech­nique depuis des années. Elle démarre encore, mais chaque tra­jet aug­mente le risque d’accident.

Analyser la situation

Face à un tel site, la pre­mière règle est de ne pas se pré­ci­pi­ter. La ten­ta­tion pour­rait être forte d’appuyer immé­dia­te­ment sur le bou­ton « Mettre à jour », mais cette action bru­tale ris­que­rait de cas­ser le site et de pro­vo­quer des erreurs visibles. La bonne approche consiste d’a­bord à éta­blir un diag­nos­tic. Il faut iden­ti­fier la ver­sion exacte de Word­Press, véri­fier la ver­sion de PHP uti­li­sée sur le ser­veur, exa­mi­ner les exten­sions ins­tal­lées et voir si elles sont tou­jours main­te­nues par leurs auteurs. Cer­taines exten­sions aban­don­nées depuis plu­sieurs années peuvent consti­tuer de véri­tables failles de sécu­ri­té.
Ce diag­nos­tic n’est pas seule­ment une étape tech­nique. C’est aus­si un moment clé pour poser un regard glo­bal sur le site, com­prendre com­ment il a été conçu et iden­ti­fier ses points faibles. Il n’est pas rare, dans ces cas-là, de consta­ter d’autres signes de vieillis­se­ment : un thème obso­lète qui n’est plus mis à jour, des exten­sions redon­dantes ou une orga­ni­sa­tion de conte­nu qui ne répond plus aux stan­dards actuels. Tout ceci vous aide­ra à pro­po­ser un devis au client.

Sauvegarder le site et faire les mises à jour pas à pas.

Une fois le diag­nos­tic éta­bli, la prio­ri­té abso­lue avant de modi­fier quoi que ce soit est de créer une sau­ve­garde. Car mettre à jour un site res­té blo­qué sur Word­Press 5 (ou toute autre ver­sion anté­rieure à celle en vigueur) demande de la pru­dence. Vous devez créer une copie com­plète des fichiers et de la base de don­nées. Cette étape garan­tit la pos­si­bi­li­té de reve­nir en arrière si la mise à jour tourne mal. Elle envoie aus­si un mes­sage fort au client : son site est trai­té avec sérieux et méthode.
Le plus pro­fes­sion­nel reste de mettre en place la main­te­nance d’un site et d’un sys­tème de sau­ve­gardes régu­lières, car la mise à jour n’est pas un évé­ne­ment unique. C’est une rou­tine à inté­grer dans la ges­tion du site.

Pas­ser direc­te­ment à la der­nière ver­sion stable de Word­Press peut pro­vo­quer d’im­por­tantes erreurs si le thème ou les exten­sions ne sont pas com­pa­tibles. La meilleure stra­té­gie est de clo­ner le site sur un envi­ron­ne­ment de test : ce peut être en local sur votre ordi­na­teur, mais la meilleure option est de l’ins­tal­ler sur le même héber­ge­ment que le site en pro­duc­tion, pour avoir la même confi­gu­ra­tion tech­nique. Appli­quez les mises à jour par étapes et véri­fiez à chaque fois que tout fonc­tionne correctement.

Cette approche pro­gres­sive per­met de limi­ter les risques et de détec­ter les pro­blèmes avant qu’ils ne touchent le site en pro­duc­tion. Vous mon­trez une fois de plus votre pro­fes­sion­na­lisme : le client voit que son site n’est pas trai­té à la légère, mais qu’un pro­to­cole clair et rigou­reux est appliqué.

Montrez l’importance de la maintenance au client

La plu­part du temps, si un site se retrouve encore en Word­Press 5, c’est parce que son pro­prié­taire n’a pas conscience de l’importance de la main­te­nance. Beau­coup consi­dèrent leur site comme un pro­duit fini, qu’on ins­talle une fois pour toutes et qui devrait fonc­tion­ner indé­fi­ni­ment. Votre rôle est de lui expli­quer que ce n’est pas le cas. Un site est un outil vivant, qui doit évo­luer en per­ma­nence pour res­ter sécu­ri­sé et performant.

C’est le moment idéal pour pré­sen­ter les avan­tages d’un contrat de main­te­nance. Ce type de contrat inclut les mises à jour régu­lières, les sau­ve­gardes auto­ma­tiques, le moni­to­ring de sécu­ri­té et par­fois même un sui­vi de per­for­mance. Non seule­ment il sécu­rise le site, mais il libère aus­si le client de cette charge technique.

Une occasion d’aller plus loin : proposer une refonte

Lorsqu’un site est res­té blo­qué sur une ver­sion aus­si ancienne, il est sou­vent le reflet d’un pro­jet qui n’a pas évo­lué depuis long­temps. Son desi­gn peut être daté, son ergo­no­mie dépas­sée et ses per­for­mances en deçà des stan­dards actuels.
Pro­po­ser une refonte devient alors une option logique et béné­fique. C’est l’occasion de repar­tir sur des bases saines, avec un thème moderne, une struc­ture opti­mi­sée pour le réfé­ren­ce­ment natu­rel, un desi­gn res­pon­sive pen­sé pour les mobiles et une orga­ni­sa­tion de conte­nu plus claire. Une refonte per­met aus­si d’intégrer nati­ve­ment les nou­veau­tés de Word­Press, notam­ment l’éditeur de blocs (Guten­berg) et les fonc­tion­na­li­tés avan­cées de per­son­na­li­sa­tion.

Du point de vue du client, une refonte n’est pas seule­ment une dépense. C’est un inves­tis­se­ment stra­té­gique qui amé­liore l’image de sa marque, aug­mente la per­for­mance du site et ouvre la porte à de nou­velles fonc­tion­na­li­tés. Dans un monde où la pre­mière impres­sion se joue sou­vent en ligne, un site moder­ni­sé peut avoir un impact direct sur la cré­di­bi­li­té et sur les conver­sions.

Pour ter­mi­ner sur une note posi­tive, décou­vrir un site en Word­Press 5 n’est pas une catas­trophe. C’est un signal d’alerte, certes, mais c’est sur­tout une occa­sion unique de démon­trer son exper­tise : en ras­su­rant le client, en sécu­ri­sant son site et en le met­tant à jour avec méthode. C’est répondre à une urgence et pro­po­ser une vision plus large, incluant la refonte et la main­te­nance régu­lière. Un pro­blème tech­nique est trans­for­mé en véri­table valeur ajoutée.

Image à la Une créée par ChatGPT

2 Comments

  1. Philippe dit :

    Bon­jour,
    Word­press est deve­nu une usine à gaz. Ces deux der­nières années, plu­sieurs clients m’ont deman­dé de chan­ger de CMS car celui-ci n’é­tait pas adap­té : inter­face d’ad­mi­nis­tra­tion trop vague, créa­tion et mise en page d’ar­ticles trop chro­no­phage, etc.
    Désor­mais, les sites de ces clients sont sous Joom­la et ils semblent en être content.

    • Bon­jour,
      Chaque CMS a ses avan­tages et ses limites selon les besoins et les habi­tudes de travail.
      Pour ma part, j’apprécie la sou­plesse de Word­Press, et mes clients en sont satis­faits aus­si. Je trouve que le terme “usine à gaz” est un peu fort : bien confi­gu­ré et entre­te­nu, Word­Press reste un outil fiable et effi­cace. Cha­cun ses pré­fé­rences, en effet. Joom­la est très cer­tai­ne­ment aus­si un bon outil.

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