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12 questions et affirmations SEO passées au crible par Daniel Roch

8 août 2025

Le réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO) est un domaine en constante évo­lu­tion, où les cer­ti­tudes d’hier peuvent deve­nir les erreurs d’aujourd’hui. Il existe des croyances bien ancrées qui peuvent être erro­nées, il n’est pas tou­jours simple de dis­tin­guer le vrai du faux. Pour y voir plus clair, j’ai sou­mis 12 affir­ma­tions et ques­tions à un expert recon­nu du sec­teur : Daniel Roch.
Consul­tant, for­ma­teur, auteur et fon­da­teur de l’agence Seo­Mix, Daniel est une réfé­rence dans l’univers du SEO fran­co­phone. Il est éga­le­ment spé­cia­liste du réfé­ren­ce­ment Word­Press. Dans cet article, il nous aide à démê­ler le vrai du faux.

WordPress est SEO-friendly par défaut

Mal­heu­reu­se­ment, non.
Word­Press contient cer­taines fonc­tion­na­li­tés utiles en réfé­ren­ce­ment natu­rel : l’ajout auto­ma­tique de balises Title et Cano­niques, d’un fichier robots.txt, la pos­si­bi­li­té de réécrire pro­pre­ment les URL ou encore tout sim­ple­ment la pos­si­bi­li­té de rédi­ger faci­le­ment des conte­nus.
Mais c’est clai­re­ment insuf­fi­sant, puisqu’il faut chan­ger des para­mètres pour que le CMS soit opti­mi­sé, et il faut sur­tout ins­tal­ler toutes les fonc­tion­na­li­tés man­quantes avec des exten­sions.
Par­mi les lacunes les plus impor­tantes, on peut citer :

  • L’absence de réécri­ture pos­sible de la balise Title
  • L’absence de méta description
  • Aucune pos­si­bi­li­té de dés­in­dexer com­plè­te­ment une taxo­no­mie et un post type, tout comme manuel­le­ment pour une publi­ca­tion précise
  • L’absence de bali­sage Sche​ma​.org

Et la liste est en réa­li­té bien plus longue sur les lacunes de Word­Press (maillage interne, temps de char­ge­ment, etc.).

Un contenu long est-il mieux référencé ?

Ça dépend…
Oui, un conte­nu long sera sou­vent mieux réfé­ren­cé, mais ce n’est pas lié réel­le­ment au nombre de mots. Google et les autres moteurs de recherche vont don­ner de l’importance à la « per­ti­nence ». Théo­ri­que­ment, un conte­nu long va donc trai­ter le sujet en pro­fon­deur, et aura plus de chances de répondre aux dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques des inter­nautes.
Mais par­fois, un conte­nu court peut très bien fonc­tion­ner en SEO, tant qu’il répond à l’inten­tion de recherche. De même, il arrive fré­quem­ment que des URL sans textes, mais avec une fonc­tion­na­li­té, se posi­tionnent très bien. Cela peut être le cas par exemple d’un simu­la­teur ou d’un jeu en ligne.

Quel est la longueur la plus optimisée pour le contenu d’une page ?

Comme indi­qué juste avant, dif­fi­cile de don­ner un chiffre pré­cis puisqu’un conte­nu très long et un conte­nu très court peuvent tous les deux se posi­tion­ner. On peut cepen­dant don­ner des ordres de gran­deur. Géné­ra­le­ment, un conte­nu doit faire à mini­ma 200 à 300 mots, et idéa­le­ment sou­vent entre 500 et 1000.
Mais atten­tion, ces chiffres ne valent rien si vous ne les adap­tez pas. Il faut tout d’abord que votre conte­nu réponde à l’intention de recherche, et vous devrez donc adap­ter cette lon­gueur pour y par­ve­nir. Mais il faut aus­si qu’il soit cohé­rent par rap­port aux autres résul­tats de Google. Si les 10 pre­miers résul­tats de Google affichent en moyenne 1500 mots, il est pro­bable que ce soit une lon­gueur idéale par rap­port au sujet traité.

Avoir un blog est un bon levier SEO

Oui, à condi­tion qu’il soit bien uti­li­sé. Un blog (ou plu­tôt une sec­tion conseil/actualité) peut deve­nir un vrai levier de tra­fic en SEO en trai­tant des sujets sup­plé­men­taires, en amé­lio­rant l’image de marque ou encore en prou­vant la cré­di­bi­li­té que l’on peut avoir sur notre sec­teur d’activité.
Cepen­dant, cela ne peut fonc­tion­ner qu’à plu­sieurs conditions :

  • Publier régu­liè­re­ment
  • Lier les articles entre eux
  • Trai­ter des sujets qui n’ont pas encore été traités
  • Répondre aux besoins des internautes
  • Ne pas être cen­tré sur sa propre marque ou entreprise
  • Evi­ter les sujets « bateaux » comme le tra­di­tion­nel et néfaste « Bonne année »

Il faut absolument désindexer les pages d’archives WordPress

Non, il ne faut sur­tout pas les dés­in­dexer, ni les blo­quer par le robots.txt ou des liens NoFol­low. La pagi­na­tion sur un site, c’est nor­mal. Cela per­met notam­ment à l’internaute de navi­guer entre vos conte­nus.
C’est la même chose pour le moteur de recherche. Sans pagi­na­tion, il lui sera très dif­fi­cile de pou­voir accé­der à chaque conte­nu. Il est donc impé­ra­tif de lais­ser la pagi­na­tion sans blo­cage.
Par contre, on peut la réduire, par exemple en aug­men­tant tout sim­ple­ment le nombre d’articles par page dans les réglages de base de WordPress.

Une extension SEO suffit pour avoir un bon référencement SEO 

Mal­heu­reu­se­ment non, cela se sau­rait.
Les exten­sions SEO ont pour objec­tif de four­nir des fonc­tion­na­li­tés (en plus ou moins grand nombre et plus ou moins utiles). Mais c’est à l’utilisateur d’agir et de savoir quelles actions mettre en place. Une exten­sion SEO, que ce soit Yoast ou Rank­Math par exemple, ne rem­pla­ce­rons jamais un réfé­ren­ceur.
Cer­taines ont cepen­dant des modules d’audits inté­gré pour mettre en place les pre­mières opti­mi­sa­tions SEO (comme SEOKEY).

Un site sans backlink peut ranker avec un bon contenu

Non, c’est un mythe. Il fau­dra à mini­ma quelques back­links pour per­mettre à Google de craw­ler (connaître) puis d’indexer (ana­ly­ser) votre site. Sans cela, votre site res­te­ra incon­nu ou presque du moteur de recherche.
Ensuite, tout dépen­dra de la concur­rence sur votre mar­ché, et de la taille de votre site. Plus vous aurez de conte­nus, plus le nombre de liens devra être impor­tant. Il en sera de même si vous en avez peu par rap­port à vos concur­rents.
Et au-delà du nombre, la qua­li­té des liens aura aus­si son impor­tance (depuis quelle page vers quelle URL de votre site, avec quelle ancre de texte, etc.).

Les balises Hn n’ont pas d’importance pour les moteurs de recherche.

C’est faux mal­heu­reu­se­ment, les balises Hn ont une impor­tance en réfé­ren­ce­ment natu­rel. Elle est moindre qu’une balise Title opti­mi­sée, qu’un texte qui répond à l’intention ou que de bons back­links, mais le bali­sage Hn sera utile pour plu­sieurs choses :

  • Défi­nir et aider à com­prendre le sujet prin­ci­pal de la page avec le H1
  • Déter­mi­ner quelles sont toutes les thé­ma­tiques abor­dées dans le sujet, avec vos H2, H3 et H4

Non seule­ment cela aide­ra le moteur de recherche à com­prendre le conte­nu glo­bal et ses dif­fé­rentes par­ties, mais cela favo­rise for­te­ment l’apparition de votre conte­nu dans : 

  • La posi­tion 0 (quand Google donne la réponse immédiatement)
  • Cer­taines réponses par IA (notam­ment sur AI Over­view, Gemi­ni ou ChatGPT)
  • L’affichage de cer­tains liens secon­daires quand votre conte­nu s’affiche, comme ici :
liens secondaires

Les Core Web Vitals sont un facteur secondaire pour le référencement

Oui, et cela l’a tou­jours été. Ce n’est pas parce qu’un site est rapide qu’il se posi­tion­ne­ra mieux.
Mais, les cri­tères de vitesse de Google sont impor­tants à opti­mi­ser, car cela va impac­ter plu­sieurs points liés direc­te­ment ou indi­rec­te­ment au SEO :

  • Le crawl et l’indexation : plus un site est rapide, moins cela consom­me­ra de res­sources pour Google pour le par­cou­rir. Il pour­ra ain­si plus faci­le­ment l’analyser et avoir connais­sance de tous vos contenus.
  • La conver­sion : faire venir des visi­teurs n’est pas l’objectif réel du SEO. En géné­ral, on fait du réfé­ren­ce­ment, car l’on veut aug­men­ter ses ventes, son CA, son image de marque, etc. Pour cela, le temps de char­ge­ment est cru­cial, et va ain­si décu­pler le taux de conver­sion du SEO.
  • L’expérience uti­li­sa­teur : plus un site est rapide, plus le visi­teur res­te­ra des­sus et va inter­agir avec vos dif­fé­rents conte­nus. Et comme nous le ver­rons dans la ques­tion sui­vante, cela a de plus en plus d’importance en réfé­ren­ce­ment naturel.

L’UX n’a pas d’impact sur le SEO.

Il y a dix ans, c’était plu­tôt vrai. Mais désor­mais, cela a un impact énorme. Depuis plu­sieurs années, nous avions de moins en moins de doutes à ce sujet. Grâce au pro­cès de Google fin 2023 et à la fuite des docu­ments internes en 2024, nous en avons la cer­ti­tude : Google mesure et ana­lyse le com­por­te­ment de l’internaute lorsqu’il effec­tue une recherche, puis son com­por­te­ment sur votre site grâce à Google Chrome. C’est le fameux algo­rithme « Nav­Boost ».
Le moteur de recherche va uti­li­ser ensuite ces don­nées pour modi­fier le posi­tion­ne­ment des dif­fé­rents conte­nus. C’est ce que l’on appelle un Twidd­ler, un algo­rithme de second niveau qui inter­vient en bout de course pour affi­ner les résul­tats. Par exemple, si lors d’une recherche les inter­nautes cliquent sur le pre­mier résul­tat, reviennent en arrière, puis cliquent sur un autre, cela signi­fie que le pre­mier n’était en réa­li­té par per­ti­nent.
L’UX du site en entier, et la réponse au besoin, deviennent donc de puis­sants alliés en SEO (sans pour autant avoir plus d’importance que les back­links ou l’optimisation séman­tique et tech­nique de votre WordPress).

Il faut publier toutes les semaines pour être visible.

Ça dépend. Tout dépend de la com­plexi­té de votre sec­teur d’activité et de l’activité de vos concur­rents. Sur un sec­teur de niche par exemple, un article par semaine, voire toutes les deux semaines, est lar­ge­ment suf­fi­sant pour obte­nir de très bons résul­tats. Dans des sec­teurs grand public, il faut sou­vent publier plus fré­quem­ment.
Le seul cas de figure où il est impé­ra­tif de publier très sou­vent (à mini­ma tous les jours), c’est lorsque vous ciblez :

  • Google Actua­li­tés avec des conte­nus « chauds » pour le moteur
  • Google Dis­co­ver. Dans ce cas-ci, c’est le moteur qui pro­pose des conte­nus sans que l’internaute n’ait fait aucune recherche.

Dans un cas comme dans l’autre, ces conte­nus ne res­tent en ligne que quelques heures ou jour­nées, il faut donc publier en continu.

Quel est pour toi le top 3 des erreurs SEO qu’on peut faire avec WordPress et comment les corriger ?

La pre­mière erreur est de ne pas faire le ménage dans les taxo­no­mies et Post Types de Word­Press. En fonc­tion de notre thème ou de nos exten­sions, on peut géné­rer pour l’internaute et les moteurs de recherche des conte­nus peu utiles, vides de sens ou redon­dants. Il faut donc pen­ser à les désac­ti­ver pour ne pas les rendre visibles aux moteurs de recherche (pour cela, allez dans les réglages de SEOKEY, Yoast ou encore SEO­Press pour para­mé­trer cela).

La seconde erreur est de faire confiance à ce que l’on voit en navi­guant sur son site. En réa­li­té, notre Word­Press peut se mettre très rapi­de­ment à faire n’importe quoi : 

  • Dupli­ca­tion de contenus
  • Erreurs 404
  • Liens inutiles
  • Boucles de redirection
  • Etc.

A l’agence Seo­Mix, on conseille ain­si très for­te­ment d’avoir un sui­vi tech­nique régu­lier, tout d’abord avec la Search Console de Google, mais aus­si avec des outils dédiés comme l’excellent Screa­ming Frog SEO Spider.

La troi­sième erreur est d’oublier de faire du mar­ke­ting. Les sites qui per­forment le mieux en SEO sont ceux qui ont mis au centre leur client final, en défi­nis­sant des per­so­nas, des besoins et des solu­tions, le tout en affir­mant leur exper­tise et en essayant de se dif­fé­ren­cier. Dès lors, il est bien plus simple de faire par­ler de soi (et d’obtenir des liens), d’améliorer l’UX et de mieux conver­tir. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est grand temps d’ouvrir un livre dédié au marketing !


Mer­ci à Daniel Roch d’avoir pris le temps de répondre à ces 12 ques­tions. Ses réponses, pré­cises et argu­men­tées, nous per­mettent de mieux com­prendre les enjeux du réfé­ren­ce­ment naturel. 

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